Drôle de nom, drôle d'idée.
Enfin ... le blog dans un premier temps.
Cap.Eole, c'est le nom d'un bateau, un voilier gracieux, blanc comme de bien entendu.
Son nom de naissance officiel, c'est Océanis 370, 10.80 m de long, gréé en sloop, du sérieux quoi!
Une des photos officielles accompagnant la naissance commerciale de ce modèle affichant déja 17 ans.
Je ne sais qui l'a dit, mais tout le monde le répète avec justesse :
Le voilier, c'est le moyen le plus lent, le plus inconfortable, le plus humide et le plus cher pour se rendre d'un point où l'on est pas si mal que ça vers un autre où l'on a rien à
faire.
L'ironie à ses justifications, le rève aussi.
Cap Eole, c'est le moyen de concrétiser le rêve de toute une vie, depuis la lecture des récits passionnants de nos aînés circumnavigateurs, JOSHUA sur SLOCUM, le premier connu, Alain GERBAULT ou
l'incontournable Bernard MOITESSIER, l'idée a fait son chemin.
Partir ...
Embarquer sur un voilier, le sien de préférence, et mettre le cap sur l'aventure.
Une aventure marine bien sûr, avec ses frayeurs, ses tempêtes, ses coups de vents, mais aussi ses incomparables moments de bonheur et d'immense sérénité, les cadeaux sans calcul du monde marin,
ses couchers de soleil avec vue imprenable sur l'éternité, la certitude béate de contempler un
paysage vierge de toute intervention humaine,
le même, aux conditions météorologiques
près qu'ont pu contempler Vasco de Gamma, Cook, ou Eric Tabarly.
Les rencontres toujours magiques avec les dauphins, les baleines, les tortues ... sans oublier les poissons de toutes natures qui, nous l'espérons bien se sacrifieront à l'autel de la
cuisine du bord et de sa grande prêtresse.
Une vie au quotidien nourrie de la contemplation de la mer, toujours la même, mais jamais identique ou lassante, offrant à qui veut bien s'y attarder, les reflets de son humeur, calme ou
furieuse, fragile ou puissante, mais toujours aussi généreuse qu'exigeante.
Une vie que certains ont préférée solitaire, sans doute persuadés de n'avoir aucune connaissance digne de partager de tels émerveillements, de comprendre ou s'associer à ces émotions
impudiques.
Pour nous l'idée inverse c'est imposé, partager cette aventure, c'est l'intime conviction qu'elle n'en sera que plus belle, plus riche, partager, quand on s'aime, c'est amplifier le capital
bonheur, en faire deux parts plus grosses chacune que le gâteau d'origine.
Et puis forcément, notre projet, se veut une aventure humaine, faite des rencontres de gens de mer, burinés aux vents de ces ailleurs qui nous fascinent, forts de ces expériences dont nous
révons, mais aussi de tous ces autres habitants de la terre, dont la couleur de vie, la musique, les espoirs et les croyances renforceront nos propres incertitudes.